Cap vers l’Industrie du futur

Ecran tactile connecté Usine du futur Bosch Mondeville.
Dans l'usine de Bosch Mondeville, les points quotidiens des équipes de production s'effectuent désormais sur des écrans tactiles connectés.

  • L’industrie sera future ou ne sera plus. Petites, moyennes ou grandes entreprises doivent s’y résoudre. IoT, robotique collaborative, fabrication additive, RFID, Intelligence artificielle, simulation, Cloud Computing, réalité virtuelle et augmentée, blockchain, maintenance prédictive…
  • Les technologies sont prêtes. A chacune de les adopter à son rythme et selon ses moyens pour faire un grand pas vers l’industrie du futur.

Le monde change. L’industrie française doit évoluer et se transformer pour s’adapter aux nouvelles attentes du marché et se projeter dès à présent vers le futur. L’Industrie du futur à la française ne prône ni la révolution, ni la mise au rebut des équipements en place. Il s’agit au contraire pour chaque entreprise, selon sa taille, ses moyens, et ses objectifs, d’intégrer des solutions, des outils et des technologies qui lui permettra de répondre aux nouveaux enjeux, produire mieux et plus vite, et prendre un coup d’avance sur la concurrence.

Les concepts de l’industrie du futur à la française tranchent avec ceux de l’Industrie 4.0 prônée par nos voisins allemands. Il s’agit avant tout de moderniser l’outil industriel pour conserver des usines et des sites de fabrication dans l’hexagone. Alors qu’en Allemagne, l’accent est davantage mis sur le développement de la compétitivité des entreprises. Dans les grandes lignes, l’Industrie 4.0 vise à intégrer les technologies de l’internet dans les processus de fabrication. Cela se caractérise par l’interconnexion des machines, des sites et des lignes de production pour gagner en flexibilité de fabrication, et moduler en temps réel les quantités produites tout en optimisant les consommations énergétiques.

En France, l’Industrie du futur ne rime pas uniquement avec usine numérique. Les logiciels et la communication y jouent leur rôle mais il ne sera pas toujours central. Dans un pays où la moyenne d’âge du parc machines dépasse 20 ans, il n’est pas question de demander aux PMI d’investir dans des équipements de dernière génération. Chaque entreprise adoptera sa propre démarche et opérera à son rythme, par touches successives, visant l’intégration de nouvelles technologies sur les lignes de production existantes mais aussi en valorisant et facilitant le travail des opérateurs évoluant dans des environnements souvent difficiles.