L’inspection par drones opérationnelle chez EDF

Inspection de barrage par drone volant par EDF.
Les drones volants prennent des photos de barrages. L’analyse ultérieure de ces images permettra d’identifier les défauts du béton ou leur évolution.

  • L’inspection périodique de barrages, de canaux, de retenues d’eau ou encore de centrales électriques réclame une intervention humaine dans des conditions difficiles.
  • Les drones constituent aujourd’hui pour EDF une solution alternative pour ces opérations qui réclament habituellement une intervention humaine dans des conditions difficiles.
  • Des drones volants, roulants, aquatiques ou rampants peuvent être exploités dans diverses situations.

EDF utilise aujourd’hui des drones dans de certaines situations afin de raccourcir les campagnes d’inspection, de s’affranchir des difficultés d’accès aux installations, d’éliminer les risques d’accidents et de fiabiliser les opérations . Son Centre de Compétences Drones d’EDF est chargé d’identifier, de valider puis de qualifier les drones et leur systèmes de mesure avant leur déploiement pour des applications spécifiques : inspection de fissures des conduites forcées ou des herbiers en rivière, cartographie thermique d’installations de production électrique, etc.

Des drones volants ont déjà été validés par EDF pour certaines appications. L’inspection visuelle d’une centrale thermique peut désormais être réalisée avec un drone volant en une demi-journée alors qu’il fallait compter auparavant deux semaines uniquement pour l’installation des échafaudages nécessaires à l’intervention. Le traitement des images s’effectue ensuite ultérieurement. Ce qui peut prendre jusqu’à deux jours.

Les drones volants prennent également des photos de barrages. Des logiciels fournissent leur cartographie à partir des images géo-référencées prises par le drone. La superposition de la nouvelle cartographie à la précédente permet d’identifier les défauts du béton ou leur évolution. Cette comparaison vise à être automatisée car la quantité d’images a analysé est colossale : jusqu’à 30000 photos de 40 Mpixels par ouvrage (résolution permettant de déceler une fissure de 0,2 à 0,3 mm). Pour accélérer le traitement, le département R&D d’EDF développe donc des solutions logicielles de reconnaissance semi-automatique pour les déployer d’ici 2022.

Des drones flottants en cours de qualification sont dotés de capteurs techniques pour cartographier le fond des cours d’eau afin d’évaluer le niveau de sédiments et de cailloux. D’autres drones sont destinés à mesurer le débit des rivières. Les drones flottants visent à réduire l’intervention de personnels sur des barques et par là même les risques d’accident. Ils vont également faciliter l’inspection de rivières difficiles d’accès ou présentant de forts courants.

Des drones sous-marins sont mis en oeuvre pour l’inspection décennale des conduites acheminant l’eau vers les turbines d’un barrage. Embarquant une caméra optique ou acoustique, ils sont plongés dans les canalisations horizontales (présentant une longueur inférieure à 500 mètres). Pour des longueurs plus importantes, la gestion des câbles de liaison est une opération un peu plus délicate. Le Centre de Compétences Drones développe donc des solutions permettant de dépasser cette limite.

Un drone grimpant par aspiration pourrait être déployé sur des parois verticales pour mesurer l’épaisseur de béton des tours aéroréfrigérantes dont la courbure est difficile d’accès aux cordistes.

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